Guéridon en verre, 2011

 

Pour l’exposition 2011 à la Granville Gallery, je décide d’explorer plus avant ces foultitudes de bandes de verre non polies en surface, collées avec des points de colle qui donnent un effet de loupe. Une lecture très géométrique lorsque l’on regarde les tables dans le sens du verre, une vision très déconneuse, l’apparence de l’aléatoire donné par les points de colle, lorsque l’on est perpendiculaire à la table. Comme pour les mains, les miroirs, il s’agit que le lecteur de la table l’enrichisse de sa vision. Mon rôle est d’organiser des points de vue sans les imposer. Et puis il s’agit, comme d’habitude, de certifier que l’on ne peux prétendre comprendre un fait politique, social, sans l’avoir analysé sous tous ses angles. J’imagine deux individus, chacun regardant la table, l’un de face et l’autre de côté et en dissertant sans avoir la connaissance du regard de l’autre : comment pourraient-ils se comprendre?… ça n’est pas la même table.